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JAMAICA, We Like U2

Ils nous avaient déjà tapé dans l’oeil il y a quelques temps avec leur premier groupe Poney Poney et leurs deux premiers maxis Cross The Fader et When Do You Wanna Stop Working?. En 2010, ils sont de retour avec cette fois-ci un nouveau nom, de nouveaux morceaux et un album à venir produit par Xavier de Rosnay et Peter Franco. JAMAICA n’est pas un énième groupe de rock mais peut-être le groupe de rock qui manquait à la scène française : nul doute que ce duo formé d’Antoine et Florent devrait faire beaucoup parler de lui cette année.

Pourquoi avoir choisi le nom JAMAICA ?

A : On avait envie d’un nom cool et ce pays évoque un peu tout ce qui a de cool dans la vie en général. Et car il y a une grosse tradition de noms de groupes avec des noms de pays et des noms de ville. JAMAICA, bizarrement n’était pas pris.

Pourtant la Jamaique n’a pas une culture culture rock évidente..

A : Pour moi, le reggae c’est un peu la culture rock jamaïcaine.

F : Et puis il ne faut pas oublier tous les dérivés comme par exemple le rock steady.. Toute la communauté jamaicaine à Londres a (pas mal) importé le ska et le rock steady.

A : JAMAICA c’est une sorte d’hommage à ce que le pays a de cool mais sans faire de références musicales.

F : Il y a aussi le fait que pendant l’écriture de I Think I Like U 2 qui s’appelait au départ JAMAICA. C’était le nom d’un morceau. On voulait également changer le nom de toute manière et un soir en écoutant Police on s’est dit le reggae rock c’est mortel, appelons-nous JAMAICA.

A : Ca va être dur à trouver sur Google mais pas pire que Poney Poney. Le vrai défi est de renverser Google dans son sens. (rires)

Vous avez sorti votre premier maxi When Do You Wanna Stop Working chez Unsunned, la suite est prévue pour quand ?

A : When Do You Wanna Stop Working? est en fait le dernier signe de vie de Poney Poney, pas le premier maxi de JAMAICA. On a déjà mis le clip de I Think I Like U 2 en ligne avec le single en téléchargement gratuit. On va attendre un peu d’avoir des retours et on verra pour la suite. Et puis également commencer à faire des concerts.

Oui, d’ailleurs en parlant de concert vous en êtes où ? Car là vous n’êtes plus que deux ?

F : Oui, on a trouvé un batteur qui s’appelle David qui est le batteur de Bitchee Bitchee Ya Ya Ya, de Limousine de plein de groupes biens. On est toujours une formation trio classique sur scène : guitare, basse, batterie.

A : On a commencé à faire quelques dates aux Pays-Bas (par hasard dans un premier temps.) On n’a pas fait écouter de musique à qui que ce soit pendant pas mal de temps mais notre agent nous a trouvé des dates aux Pays-Bas sur la simple bonne foi du rapport qu’il avait avec les promoteurs.

F : Y’avait Eurosonic, le Paradiso à Amsterdam où c’était mortel.

A : C’était de très bons endroits pour commencer même s’il paraît que le public néerlandais n’est pas forcément évident.

F : Le premier concert était très excitant. Y’avait peut-être que trois personnes qui avaient déjà entendu parler de Jamaica mais ça a dansé, «headbangé» bref un super accueil.

A : C’était chaud en plus car on a joué dans une soirée où le line up était très orienté  electro c’était pour la release party de Boys Noize. On était très content, beaucoup de proches avaient fait le déplacement pour nous soutenir.

A l’époque, vous faisiez une musique rock mais avec une grosse touche électronique, est-ce toujours le cas avec JAMAICA ?

F : On joue avec des instruments classiques d’un groupe de rock tout en gardant le côté très produit de l’album grâce à quelques tricks technologiques. Mais seuls les sons de nos instruments sont typés electro, même si on n’utilise aucun synthé par exemple, sur disque ou sur scène. Les chansons sont rock, écrites, mais on voulait y ajouter un impact original en n’étant pas non plus encore un autre groupe très rock ou très orienté machines.

Quelle est la différence entre Poney Poney et JAMAICA, hormis le fait que vous ayez changé de nom ?

A : JAMAICA joue de nouvelles chansons avant tout mais pas seulement. Poney Poney s’est arrêté quand notre batteur Sam est parti mais on a décidé de continuer. Fatalement en regardant les chansons qu’on avait fait avant on s’est dit : «celle là elle est bien, personne ne l’a forcément réellement entendu si on essayait de la re-produire». On a progressé en écriture, en production et comme musiciens depuis Poney Poney et ça nous semblait normal de reprendre des éléments existants.
C’est juste que les gens qui aimaient bien Poney Poney découvriront avec JAMAICA, ce qu’on faisait avant en mieux.

Au sein de JAMAICA, qui fait quoi au niveau de la manière de composer etc..?

A : On est un peu comme tous les duos, on bosse ensemble car on se complète. L’album on l’a fait à deux mais on pourrait plutôt dire qu’on l’a fait en quatuor avec Peter et Xavier. La production est super importante mais pas seulement par le côté technique il y a aussi le fait qu’ils m’ont toujours poussé pour que les chansons tiennent debout à la guitare acoustique ou au piano et ça c’est un truc de producteur, de vrai producteur.
En ça c’est aussi un énorme apport. Et je rajouterai aussi David qui a joué du charleston et les cymbales. On a programmé les batteries car c’est la ligne esthétique mais sur scène il en joue avec brio. On s’est payé le luxe d’avoir un excellent batteur mais de ne pas l’enregistrer, comme Phoenix.

Qu’est-ce qui vous a influencé  pour cet album ? Car en écoutant la nouvelle version de When Do You Wanna Stop Working on traverse les influences du funk au hard.

A : En fait on avait des chansons écrites avant de commencer le disque à part peut-être deux morceaux qui se sont écrits en studio et qui étaient des accidents heureux. Mais on s’est dit, voilà c’est notre premier album si on en profitait sans que ça soit indigeste de mettre les choses qu’on a toujours eu envie d’entendre sur un disque. Donc ça passe par des guitares qui font penser à Police, y a des passages reggae, y a des solos avec de la Whammy. Je pense qu’on a voulu se faire un truc très joueur et qui nous fasse plaisir à nous. C’est une somme d’influences. Et puis lorsque les gens auront l’album entre les mains ils verront qu’il y a quelques hommages s’ils ont envie d’en voir, ou juste ils prendront plaisir à entendre notre compilation idéale de ce que doit être un disque.

En écoutant « I Think I Like U 2″ le son est très 80’s, ça fait un peu penser aux belges de Das Pop, quelque chose de très léger..

A : Ah bah ça tombe bien car ce sont des copains. Bent d’ailleurs a participé à l’album : il nous a aidé sur un morceau et a joué du clavecin sur deux autres.
Mais en fait je trouve que Das Pop ne sonne pas du tout comme un groupe 80’s. Pour moi quand on parle de son 80’s on parle de choses symptomatiques avec des choses assez froides comme The XX ou Hot Chip. Nous au contraire ce sont des sons assez chauds même s’ils sont chimiques.

F : Moi je pense qu’on peut parler des années 80 plus dans la composition que dans la production car on a un gros bagage rock fm. On a baigné dedans toute notre adolescence.

A : Ou alors on peut parler des 80’s de Sting et de Michael Jackson. Après y a pas de synthé sur l’album car on en joue pas. On ne voulait pas sonner retro.

C’est pas plus mal avec tous les trucs nazes qui sortent maintenant…

F : Ouais, la recette de production est un peu usée.

A : C’est pas plus mal mais c’est dommage car quand c’est revenu avec Les Rythmes Digitales c’était cool, ça faisait du bien. Chez nous y a des choses extrêmes avec des sons de guitare très travaillés, très produits, très chimiques mais c’est vraiment fait avec un enthousiasme et une candeur très premier degré. C’est tout ce qu’on aime. Y a pas eu de démarches de : «attends on va saupoudrer ça de nappes de juno ou autre» pour faire beau. C’est vraiment parce qu’on aime ce genre de choses.

F : On s’est plus dit qu’on voulait le son de guitare de Police ou de Nirvana ou encore de AC/DC. On a vraiment recherché des gros trucs comme ça. Mais oui, y a vraiment quelque chose des 80’s mais qui penche plus certainement vers le rock fm.

Dans la manière de produire l’album en lui-même que vous ont apporté le travail de Peter Franco et Xavier de Rosnay ?

A : Peter faisait le café et Xavier répondait aux mails. (rires général). Non, en fait ils ont plus ou moins le même rôle de producteur, ingé son et mixeur sauf que Peter est ingénieur du son de formation. Il avait un rôle prépondérant dans la mesure où il sait régler l’air entre l’instrument et un micro par exemple. Xavier aussi a un bagage technique impressionnant mais plus inné, non conventionnel.

F : Tout ce côté très technique où un ingénieur du son verra rien qu’au niveau visuel qu’il peut y avoir un problème. En plus de ça il a vraiment une très bonne écoute.

Où l’avez-vous enregistré  ?

F : Ca s’est fait d’abord chez Philippe (Zdar).

A : On a pu bénéficier du studio pendant 4 mois pendant les travaux juste après que Phoenix ait fait son disque. Y’avait pas de porte pour les toilettes par exemple. On a uniquement utilisé la pièce et un micro sans toucher aux superbes machines que Philippe possède. Ensuite on a bougé au studio de Gaspard et Xavier où on a travaillé  un peu. A la fin on a peaufiné tout ça à Londres dans une maison. C’est un peu un album mondial puisque Peter est américain.

Ah mais vous n’êtes pas allés là-bas !

F : Non mais on s’est dit que Los Angeles ce serait pour le prochain album.

A : Et puis vu qu’on a étalé l’enregistrement sur une longue période heureusement que nous ne sommes pas partis à l’étranger sinon ça aurait coûté un bras.

Et le fait d’avoir eu une longue période comme ça, vous ne vous êtes pas remis en question ?

F : On a eu deux trois moments sur des chansons où on s’en sortait pas.

A : Mais c’était plus des remises en question artistique, où placer un pont, la meilleure façon de traiter un solo, une phrase mélodique parfois. Rien de très inquiétant, ce sont des questions normales pendant un enregistrement.

Parlez-moi un peu du clip « I Think I Like U 2″

A : So-Me l’a réalisé. On a décidé du concept de documentaire sur Jamaica avec lui et il a ensuite tout mis en oeuvre avec les gens de Machine Molle pour le faire. On aurait pu à la limite dire à Bertrand de nous faire un clip et de le revoir dans trois mois mais c’est toujours une chance de pouvoir effectuer un travail un peu plus collégial. So-Me et Machine Molle travaillent super bien ensemble. On a fait qu’une journée de tournage de notre côté.

Pour finir qu’est-ce qui vous plait musicalement en ce moment ?

F : Moi y a un truc de backroom que j’adore en ce moment c’est Ali Love. J’adore ce qu’il fait, il chante comme Prince dans Purple Rain. En ce moment j’écoute beaucoup le remix de Yacht de Phoenix, Armistice. Et j’écoute aussi beaucoup Miike Snow et le dernier maxi des Chateau Marmont qui est super.

A : Le Slice & Soda qui est vraiment bien. Ce qui bien c’est que les gens qui connaissent Para One par le biais d’Epiphanie et Dun Dun Dun vont être surpris car c’est super élastique.

crédit photo homepage : So_Me

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

JAMAICA – I Think I Like U2

JAMAICA, I Think I Like U2 directed by So_Me & Thomas Jumin

Cet article à été écrit le Mardi, mars 23rd, 2010 à 22:14 dans la catégorie Featured. Suivez le contenu de cet article avec le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback à partir de votre propre site.

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