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Diesel:U:Music, Edges

A l’heure où les blogs sont devenus de véritables tremplins pour les artistes on salue la très bonne initiative de la marque Diesel. Oui j’ai bien dit Diesel. Repositionnement oblige, la marque sortira une compilation des meilleures artistes/producteurs de ces deux dernières années intitulée Edges.

Bon entre nous tous les artistes présents sur cette compilation on les connaît déjà. Mais cette dernière contient des titres rares & exclusifs qui ne sont jamais encore sortis (ou presque). On y retrouve donc l’excellent Breakbot, dont on connaît le talent pour avoir réalisé d’excellents remixes pour PNAU, Sébastien Tellier ou encore Metronomy, le nouveau petit prodige de la techno, Mondkopf, ainsi que le duo Parisien qui affole également les dancefloors j’ai nommé Discodeine, mais aussi Chateau Marmont, Stereoheroes, Gentlemen Drivers Voilà pour les plus gros sans oublier ces nouveaux noms tels qu’Anoraak, Digikid 84 (à voir à la prochaine Useless Party 8), Donovan, Dilemn et j’en passe. Au niveau des titres des artistes on retiendra le morceau Penelope Pitstop de Breakbot dans sa version clean et définitive, le nouveau morceau Nationale 66 des Gentlemen Drivers, la Datafunk de Nil Hartman sans oublier les Parisiens du sud, Chateau Marmont avec Solar Apex.

Diesel nous offre ici donc un des meilleurs florilèges de la scène électronique Française avec une compilation cohérente parfait pour ceux qui se seraient endormis pendant deux années de leur vie.

Le 12 Juin prochain au Supermarket Club à Lille à l’occasion de la sortie de la compilation Edges, soirée spéciale Diesel avec Breakbot, Gentlemen Drivers et Nil Hartman. Free sur invitation seulement. Event Facebook : ici.

Gentlemen Drivers – Nationale 66

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Track by track

Breakbot – Penelope Pitstop

Attention, sous ses airs de Jésus, ce type est un messie. Pas loin d’être le meilleur
remixeur au monde du moment (Metronomy, Pnau, Sebastien Tellier), Breakbot sera
l’un des grands de l’électro de 2009. On pense à la première french touch, Justice et
Vladimir Cosma, sur ce track. C’est bon signe…

Donovan – Wonderland

On ne sait pas où se trouve exactement ce « wonderland », mais il fait bon s’y attarder
un peu. Le duo Donovan fait des chansons pour les jeunes filles en fleur, de la dance
pour garçons sensibles, un peu comme si les Daft Punk embauchaient Chromeo et un
Kanye West particulièrement bien luné pour faire une petite balade au pays de la disco
pop ensoleillée. Gros potentiel « roulage de pelles » sur la piste de danse.

Dilemn – Modern Slave

La jeunesse parle à la jeunesse. Messe noire et chaos ténébreux, dont le style haché
rappelle un certain Oizo, ce « modern slave » de Dilemn ne laisse pas le choix à
l’auditeur : devenir esclave de beat syncopé ultra groovy et vraiment très méchant.

Mondkopf – Chaos Is Mine

Un titre pour croire en Dieu, avec des chants célestes un peu gothiques et des ryhtmes
sombres et détraqués qui avancent lentement vers la lumière. Le chaos n’est qu’une
illusion…le salut t’attend en after sur le dancefloor moite!

Discodeine – Invert (Parce que édit)

Ok pour le disco, mais danse sa version obscure alors, plus codéine que MDMA quoi.
Et dans le genre « dark disco », ce track est une vraie drogue, ça s’insinue par tous les
pores pour se loger dans le cerveau avant de redescendre dans les jambes, qui
deviennent indépendantes du reste du corps. Pas étonnant, c’est les deux sorciers
Benjamin Morando (ancien Octet) et Pilooski (le roi de l’edit) les fournisseurs.

Rove Dogs – Innocence lost

Rove Dogs est grand et beau, mais heureusement il n’y a pas que le physique dans la
vie. Ce morceau prend l’auditeur par l’épaule et l’amène loin. Et pas besoin d’aimer la
minimale pour se laisser avoir par cette ritournelle faussement « downtempo » et
vraiment pop dans l’âme.

Digikid84 – Bboy underground (Long version)

Vous vous souvenez de la première fois que vous avez entendu le « Blue Monday » de
New Order? Il y a quelque chose de l’ordre de la même évidence dans les synthés,
vocaux et gimmicks (en plus ghettotech) de ce « Bboy Underground » qui devrait pas
le rester longtemps, underground.

Djedjotronic – James

L’époque est brutale, et le clubber n’aime pas s’ennuyer. C’est le moment de la compil
où on monte le son, et on mouille la chemise. Le gars est signé chez Boys Noize
Records, et il n’a rien à envier à l’efficacité dancefloor indiscutable de son boss. Ah oui,
Busy P l’aime beaucoup. Et Busy a souvent raison.

Chateau Marmont – Solar Apex

Moroder? Kraftwerk ? Tellier? « Solar Apex » c’est pas la vie de château, mais plutôt
« life on Mars ». Un aller-simple vers une autre galaxie, pas très loin du soleil, dans un
autre espace temps, dont on ne revient pas tout à fait indemne.

Anoraak – Make it Better

A Nantes, une poignée d’aventuriers réinventent la pop romantique des années 80.
Anoraak, l’un des plus flamboyants représentants de cette scène «électro cosmique
rétro futurtiste » très « endless summer » nous sert ici un vrai tube. Des synthés
vintage aériens, une voix mélancolique, un groove quasi italo disco : « Make It
Better », on peut pas faire mieux!

Gentlemen Drivers – Nationale 66

En général les deux Gentlemen Drivers (Mica et Benoît) conduisent des gros calibre
qui vous transportent direct sur la route de l’enfer (le péril club) quelque part entre
Detroit et Chicago. Ici ils prennent des risquent en empruntant une « Nationale 66 »
plus italo disco et poppy que dirty-ghetto-tech. Et là encore, y a des chevaux sous le
capot!

Stereoheroes – Lamborghini Lungs (Spoek & CV)

Marseille, cité des chaînes en or qui brillent et des tongs, ok, on sait. Mais depuis les
Stereoheroes, c’est complètement le Bronx dans le Sud. Ici, les Lamborghini bougent
toutes seules comme dans les clips de r’n’b et le flow ne sonnerait pas honteux sur
une instru de Crookers. Haut niveau!

Danger – 88:88 (Stage 3 – The Club – Danger Edit)
Attention, gros tube! Le lyonnais Danger aime quand ça déménage et qu’il reste des
séquelles. Il le démontre avec maestria sur cette prod toxique, massive et en têtante
qui réveillerait un dancefloor mort.

Spitzer – Odessa (spring version)

Petite pause électronica de bon aloi. Une jolie respiration pour reposer les pieds. Mais
pour combien de temps?

Nil Hartman – La datafunk

C’est beau, mélodique, pur, humain, amusant et puissant. La « datafunk », c’est un
peu un nouveau « Da Funk » : ça devrait mettre tout le monde d’accord, du petit
cousin fan de Boards Of Canada à la grande sœur qui veut aller danser pour tout
oublier.

SPA – Piano magic

Une chanson pour réconcilier les hommes et les animaux. Spa se dit inspiré «
initialement par les comportements animaliers, notre musique est à la fois calme,
joyeuse, violente et dark… une versatilité qu’on peut attendre d’un animal faisant de la
musique ». Une bonne façon de terminer une compilation, revenir à ses instincts
primaires et danser comme des bêtes. Penser aux voisins : n’oublier pas de mettre le
son à fond.

Cet article à été écrit le Samedi, mai 16th, 2009 à 11:35 dans la catégorie Musique. Suivez le contenu de cet article avec le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback à partir de votre propre site.

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