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Hurts, Happiness

Après avoir défrayé la chronique tout au long de l’année grâce à une stratégie de communication bien ficelée, Hurts se sont même élevés jusqu’en haut des charts dans de nombreux pays européens, devenant ainsi l’un des plus grands espoirs de la scène actuelle, capable de se mouvoir entre cercles indés et mainstream – à la manière de leur collaboration avec Kylie Minogue (qui a par ailleurs repris leur titre Wonderful Life).

Avec leur premier album, sobrement intitulé Happiness, ils ont dévoilés à la fois des titres qu’on avait déjà pu entendre – tels Wonderful Life, Better Than Love ou encore Blood Tears And Gold. A cela s’ajoutent des nouveaux morceaux, entendus jusqu’à présent uniquement via quelques vidéos youtube filmées pendant l’un des rares concerts du groupe jusqu’à présent. Parmi ceux-la, certains enchantent: citons Stay ou encore Illuminated, de belles pop songs teintées de revival 80s, tandis que d’autres titres comme Sunday empruntent des sonorités plus électroniques.
Avouons-le, le groupe avait tout pour plaire et susciter l’enthousiasme, avec leurs visuels décalés et dignes d’une photo d’Hedi Slimane, les envolées presque lyriques, délicieusement too much, et leurs morceaux pop addictifs et entêtants.

Toutefois, sur album, c’en est presque trop. Certes, ils font sûrement partie des groupes qui valent le coup d’être vus en live, avec leurs instruments à vent et autres vocalises classiques impressionnantes, mais à l’écoute de l’album, on frôlerait presque l’indigestion. Trop d’instruments, trop d’envolées, trop de rappels aux années 80 révolues.

Et c’est dommage, car beaucoup voyaient en Hurts un groupe déjà culte, capable peut-être de forger les années 2010 à la manière des Smiths trente ans plus tôt. Mais ça ne prend pas, même si on aurait aimé que ce soit le cas. Car oui, on aurait aimé dire que Hurts sauveraient la musique, relanceraient les ventes de disques, marqueraient au fer blanc l’histoire musicale. Mais non. Finalement, un peu moins de perfection, davantage de spontanéité les auraient peut-être sauvé, en attendant on ne peut qu’espérer et réécouter les Smiths, Depeche Mode et autres Human League avec une mélancolie non dissimulée.

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Hurts – Better Than Love

Hurts, Wonderful Life

Cet article à été écrit le Jeudi, septembre 30th, 2010 à 10:48 dans la catégorie Musique. Suivez le contenu de cet article avec le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback à partir de votre propre site.

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