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Denis Legat, organisateur de la Nuit SFR

Si les musiques électroniques sont entrées au Grand Palais, Denis Legat, directeur associé de La Lune Rousse, y est pour quelque chose, voire beaucoup. En tant que coproducteur de la Nuit SFR LiveConcerts, il revient avec nous sur les deux premières éditions et nous révèle ce qu’il prépare pour les années à venir.

Pour la petite histoire, nous nous sommes rencontrés il y a 2 ans, à peu près à la même période, dans cette même salle de réunion, à l’époque il s’agissait d’évoquer la première édition de la Nuit SFR Live Concerts qui allait avoir lieu… 2 éditions plus tard, est ce qu’on peut dire que les musiques électroniques se sont installées durablement au Grand Palais ?

Oui c’est vrai. Déjà je dirais qu’on n’est pas les seuls à avoir fait entrer les musiques électroniques au Grand Palais, différentes initiatives ont vu le jour dont la nôtre. C’est depuis totalement rentré dans les mœurs, le Grand Palais a intégré l’événement dans sa programmation officielle, on est très content. Pour autant, on aimerait que l’événement prenne encore plus d’ampleur dans les années à venir.

Il y a eu aussi un certain pari de gagné : à l’époque alors que tu programmais Etienne de Crécy, Birdy Nam Nam, Surkin ou encore Felix Da Housecat, on te demandait où étaient les têtes d’affiche. Depuis les mentalités semblent avoir évolué ?

Oui je pense, on a moins besoin systématiquement de se justifier en allant faire la course au nombre d’albums vendus, de fans Facebook, etc. On nous fait plus confiance puisqu’on a prouvé que ça pouvait marcher. La première édition nous a donné raison, la seconde a confirmé notre positionnement, les gens avec qui nous travaillons continuent de nous suivre.

Et après ces deux premières éditions, est ce qu’il y a un moment fort en particulier que tu gardes en mémoire ?

C’est toujours les minutes avant l’ouverture où l’on est à chaque fois un peu fébrile. Un mélange d’excitation et de peur… la raison au final pour laquelle on fait ce métier. C’est ce moment où les portes s’ouvrent et où le projet se concrétise. Il y a évidemment aussi tous ces moments où le public a les bras en l’air, les artistes qui viennent nous remercier, c’est très important pour nous. D’ailleurs tu me demandais ce qui avait changé depuis la première édition, c’est les artistes qui viennent nous voir pour jouer au Grand Palais. Ce qui n’était pas du tout le cas la première année, il fallait aller les chercher. Après des anecdotes, il y a en plein. La première année, c’est les Birdy Nam Nam qui montent sur scène devant un Grand Palais presque plein, je ne devrais pas le dire mais on était pas loin de la jauge maximale autorisée, il y avait beaucoup de monde et c’était puissant. Pour le coup, on a vraiment senti vibrer le Grand Palais, dans le bon sens du terme. Pour l’année dernière, je garde un très bon souvenir du set de Supermayer. Ils jouaient à la fin, le moment où tu peux te détendre un peu, puisque tout avait fonctionné. Ils ont commencé à jouer leur son, que j’adore et j’ai pu en profiter pendant une heure devant la scène, comme un spectateur ordinaire.

Parlons de l’édition 2011.

Une édition qui marque le retour sur scène de Modeselektor mais aussi avec la présence d’Agoria qu’on adore, Carte Blanche et leur revue, Cassius aussi pour terminer la nuit, Crystal Fighters qui proposeront leur show barré et deux autres noms à venir encore, suspense. Il faut également parler de la scénographie inédite, signée 1024 architecture. Ce duo de scénographes assez connu dans le monde de la musique électronique, va habiller le Grand Palais en lui donnant une nouvelle perspective et surtout en essayant d’occuper tout l’espace. Le lieu est très vaste et pourrait contenir beaucoup plus de monde que ce que les normes de sécurité autorisent. Le vrai challenge est alors de s’emparer de l’espace dans son ensemble, ils vont notamment travailler la lumière mais je ne peux pas en dire plus.

Agoria est aussi le parrain de l’opération Jeunes Talents.

Oui c’est notre chouchou, on déjà eu l’occasion de collaborer avec lui pour d’autres projets, comme les soirées Panik. Il a sorti cette année un très bel album, « Impermanence ». C’est quelqu’un qu’on avait vraiment envie de mettre en avant sur l’événement où il a complètement sa place : on a eu Laurent Garnier l’an passé, on a Agoria cette année, c’est totalement logique. Et puis, il aime partager, découvrir de nouveaux talents, échanger sur ce qu’il aime… il était donc très emballé à l’idée de choisir un artiste et de le produire. C’est déjà ce qu’il fait avec son label, Infiné, c’était donc très naturel qu’il soit parrain de l’opération Jeunes Talents SFR.

A l’heure des réductions budgétaires en période de crise, les budgets communication sont souvent amputés, c’est important que les marques continuent de s’investir dans la musique ?

Oui c’est un bel outil de communication et sur un projet comme celui là, qui est assez ambitieux, on a besoin de mécènes. Un lieu aussi prestigieux que le Grand palais nécessite une production exigeante, sans partenaires financiers on ne pourrait pas monter ce genre de projet. SFR s’investit beaucoup dans l’opération et a totalement sa place, en voyant le line up, je pense que le public sait faire la part des choses et comprend la présence d’un mécène comme SFR, qui par ailleurs s’investit beaucoup dans la musique de manière générale.

Denis Legat nous parle de ses prochains projets pour le Grand Palais

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