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Lives au Pont, report

Les 8 et 9 juillet derniers, le Pont du Gard et ses 5 000 festivaliers ont pu vibrer au son des lives de Yuksek, Nicolas Jaar ou encore des Bewitched Hands. Triangle Magazine y était, retour sur cette première édition des Lives au Pont.

Riche et variée, la programmation du festival balayait un large spectre des musique actuelles, de la soul à la techno, en passant par la pop ou le hip hop. Ainsi le premier soir se produisaient Belleruche, Aloe Blacc, Raphael Saadiq ou encore Hocus Pocus. Arrivé sur le site à la fin du live de ce dernier, la bonne surprise fut de constater que le public était venu en forme et en nombre. Après un long final faisant honneur à tous ses musiciens, 20Syl signa la fin des concerts pour laisser place au dj set partagé de Mehdi et Busy P. Un grand écart de programmation, que l’on retrouvera également le lendemain, qui eut pour conséquence de voir l’espace se vider assez rapidement, sans que Dj Mehdi n’arrive à enrayer le phénomène. Musicalement, peu de choses intéressantes, la première demie heure est très rapide, les tracks s’oublient aussi vite que Mehdi les enchaine et l’arrivée de Busy P marque le début d’une autre demi heure pénible, puisqu’après avoir ouvert sur Wildfire de SBTRKT, débute une session dubstep. On en profite pour découvrir le site et déplorer que la scène ne soit pas placée devant le Pont du Gard, très joliment illuminé. On aurait bien aimé également un petit coin chill out mieux aménagé, au moins éclairé la nuit. Retour dans la fosse où ne reste plus que quelques centaines d’irréductibles. Le set offre quelques moments de répit avec les summers hits que sont How deep is your love de The Rapture ou Fantasy de Breakbot, dont le très beau remix signé Video village servira à clore cette première nuit.

Le lendemain, arrivés à 18h car impatients à l’idée de retrouver sur la même scène une grande partie du Magnificent Champagne’s Choir, en d’autres termes les rémois de The Bewitched Hands, Alb ou encore Yuksek, quelle ne fut pas notre déception de constater que ce sentiment n’était visiblement partagé que par une poignée de festivaliers. Là encore la programmation faisait le grand écart entre pop, electro et techno, sauf que contrairement à la veille où le public était venu avant tout pour les concerts, l’inverse se produisait. Dommage car le cadre était idéal pour un before ensoleillé au bord de l’eau. On a donc pu danser à notre aise sur la pop 8bit si caractéristique de Alb et entonner fièrement Sur le quai, le premier titre en français des Bewitched Hands, qui jouaient la veille à Paris devant un public conquis et plein à craquer. Que leur manque d’entrain ce samedi soir face à l’impassible Pont du Gard comme seul public leur soit pardonné… S’ensuivit le live de Yuksek, désormais accompagné sur scène par Clément Daquin (Alb) et Léonie Pernet. Prestation rare (il s’agissait d’une des seules dates de l’été avec Calvi on the Rocks et Rock en Seine), le live n’en demeure pas moins parfaitement calibré et réussit à faire lever bon nombre de festivaliers, qui commencent enfin à affluer. Porté par cette audience inespérée, Yuksek achève son set en front de scène telle une rock star pour chanter Tonight. Place ensuite à Nicolas Jaar qui, accompagné de ses musiciens, expérimente une nouvelle version de son live, pour le coup beaucoup moins fiévreuse que celle présentée la semaine précédente au Cabaret Sauvage. Pour autant, l’alchimie opère et Jaar demande à faire un rappel, que l’organisation lui refuse malheureusement, le timing étant serré. Miss Kittin, qui attend son tour en bord de scène, le complimente sur son album, Jaar très honoré la remercie. Ce dernier confiera plus tard en loge être toujours impressionné par ces feedbacks d’artistes qu’il écoutait il y a encore peu de temps dans sa chambre de lycéen. L’occasion d’échanger avec lui sur les futures sorties de son label Clown & Sunset et d’écouter son nouveau morceau, Don’t break my love. Côté scène, cette fois-ci l’affluence est à son comble pour les sets de Miss Kittin et de Carl Cox qui enchantent un public venu pour eux.

En définitive,  une belle première pour ces Lives au Pont, qui on l’espère, malgré une affluence variable selon les heures, s’installeront durablement sur les berges du Pont du Gard pour des nuits peut être un peu plus longues (les soirées se sont terminées à 2h cette année)…

Cet article à été écrit le Vendredi, juillet 22nd, 2011 à 09:01 dans la catégorie Events. Suivez le contenu de cet article avec le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback à partir de votre propre site.

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