Press "Enter" to skip to content

Mustang, Are U Ready To Dance ?

Mustang Mustang Mustang.. Qui n’a pas encore entendu parler de ce duo belge infatigable ? Ils squattent les blogs de la planète avec leurs tracks issus de leur premier maxi paru chez Gomma ainsi qu’avec leurs remixes ultra-efficaces pour Vitalic, The KDMS ou encore Morcheeba. Enfin leurs mix chart mensuels très orientées dancefloor font un véritable carton. C’est lors de leur passage en juillet dernier à la Wazemmes is Burning avec Aeroplane que l’on a pu rencontrer Renaud et Andy de Mustang, ce duo dont on a pas fini de parler.

Qu’est-ce qu’il t’est arrivé au bras ?

Andy : Premier jour à Calvi entre la piscine et les rochers je me suis éclaté dans les escaliers. Ce sont des petites blessures de guerre mais rien de grave.

Renaud : Yes, Andy adore ramener des souvenirs indélébiles de ses voyages.

C’était comment alors Calvi On The Rocks ?

A : C’était très bien. On a joué sur la plage du « Bout du Monde » l’après midi. C’était super ambiance, super chill, super love avec rosé à volonté et des potes. Tout ce qui fallait.

Quand votre projet Mustang a-t’il commencé ?

R : En fait Andy est un peu comme mon petit frère. On s’est croisé pas mal de fois sans vraiment se parler. J’ai su qu’il venait souvent au Dirty Dancing (célèbre boîte belge bruxelloise qui a fermé en 2008). Je savais qu’il faisait parti des potes de mon frère et on s’est rencontré ensuite dans un vestiaire de club de sport. Lui faisait du badminton, moi je faisais semblant de faire de la gonflette. On a commencé à bien s’entendre.
Je suis allé voir sur son Myspace les tracks qu’il avait fait. C’était des morceaux, pas vraiment finis mais ça m’a beaucoup plu. A ce moment-là de mon côté je commençais à bidouiller en studio et m’accorder du temps pour pouvoir le faire. Puis un jour, on s’est dit pourquoi pas essayer de faire de la musique ensemble, voir ce que ça donne. Ca a été très spontané, ça s’est super bien passé. Et Mustang est né.

Vous avez sorti votre premier maxi sur Gomma Records, comment cela s’est concrétisé ?

A : On a un bon contact avec Maximilian Skiba qui était venu jouer à l’époque à Dirty Dancing. On lui a envoyé nos tracks. Il a adoré et a demandé au label de nous proposer un remix pour son projet avec Kathy Diamond, The KDMS. Avec ce remix ils ont vraiment aimé ce qu’on faisait.

R : Oui, ils ont aimé le remix et nous ont demandé d’envoyer des tracks mais on leur avait déjà envoyé des morceaux auparavant par le biais de Max Skiba. En fait il s’est avéré qu’il n’avait pas vraiment écouté notre démo, ce qui est normal finalement, avec tout ce que les labels reçoivent tous les jours. Aujourd’hui il est très facile d’envoyer des démos aux labels. Avant fallait aller à la poste etc.. Maintenant avec internet c’est beaucoup plus rapide. On a signé sur ce label puis de là on a eu des propositions de remix pour Vitalic etc.

Vous travaillez actuellement sur de nouveaux morceaux ?

A : Oui on vient de boucler un deuxième maxi pour le label Abracada (le label de Manu Baron – Boss du Social Club – et Dirk De Ruyck – Fondateur de Eskimo Recordings). Deux tracks clairement orientés dance floor. Dans la foulée on a aussi terminé un track un peu différent avec un chanteur… Un truc aux sonorités brit-pop. On ne sait pas encore quand tout ça sortira, mais c’est pour bientôt.

R : Depuis quelques semaines, on a eu aussi pas mal de remixes à faire. On en a fini un pour Two Door Cinema Club qui sortira en Novembre sur la prochaine compilation Kitsuné Maison et ensuite en maxi. On a aussi terminé un remix pour Casey Spooner (from Fischerspooner) avec un featuring de Jake, le chanteur de Scissor Sisters pour le label Molitor Rec. C’est un remix plus downtempo, idéal relax chez soi ou au bord d’une piscine… Une autre facette de Mustang. Enfin, Ali Love nous a demandé un remix pour son prochain single sur Backyard Rec. On vient de lui envoyer.

Qui fait quoi chez Mustang ?

R : On est tous les deux dj’s et producteur et on a peu près le même univers musical. Bien sûr on écoute des choses différentes mais on se retrouve souvent dans les idées. On a 10 ans qui nous séparent mais Andy est un super dj et un super producteur. Il y a beaucoup de spontanéité et de sincérité dans notre musique. Je pense qu’on évolue petit à petit. Par exemple si tu écoutes le remix de Morcheeba il est très différent de celui de Vitalic qu’on a fait au tout début, et ceux pour Two Door Cinema Club et Ali Love sont encore dans une autre veine… Sans parler de notre nouvel E.P… Bref, il y a une ligne conductrice évidente chez Mustang, une « couleur, un parfum », mais les facettes sont nombreuses. Nous aimons explorer sans se donner de limites. Nous faisons de la musique, pas simplement de la nu-disco, de la house ou de l’electro… C’est l’humeur du moment qui décide.

Vous avez une très bonne utilisation des synthés et c’est intéressant de voir tout ce travail fait en analogique.

R : Merci, c’est Andy qui se charge de ça. Faut le voir tripoter ses machines… Un vrai gosse amoureux. J’adore ça aussi, mais mon expérience à ce sujet est encore un peu limitée. J’apprends au fur et à mesure.

A : Ca c’est une règle d’or chez Mustang, pas de numérique !!!

R : C’est une question de texture de son. C’est assez incroyable le son qui sort d’un synthé analogique. Andy possède déjà une belle collection et on se charge de l’agrandir encore plus au fil du temps. Quand tu touches les potards de ces instruments, tu as une sorte de sentiment charnel que tu ne peux pas avoir avec une souris et un ordinateur. La qualité et la force du son, son grain, y a quelque chose d’incroyable, c’est vivant !

Le format album vous intéresse ?

A : C’est en vue. Quand le temps nous le permet, on écrit déjà quelques demos afin d’avoir d’ici peu une maquette assez solide pour pouvoir s’y lancer définitivement. On voit notre projet d’album comme une histoire que l’on veut partager avec des morceaux plus pop que club. On préfère ne pas trop en parler pour l’instant et donc ne pas donner de dead line mais on y pense vraiment de plus en plus.

R : Quand je vois le nombre d’albums «dance» qui sortent… Combien d’entre eux as tu vraiment écouté et surtout ré-écouté 2 ans plus tard sans te dire « My god, comme cela a mal vieilli ! » Forcément il y a des exceptions mais, rien a faire, il est surtout question de tracks pour la musique électronique. Nous allons en effet plutôt nous diriger vers la pop pour l’album et on continuera à faire des remixes club car on adore ça. Pour créer un album on s’enfermera pendant un certain temps, le temps nécessaire, c’est un état d’esprit un album, une période de ta vie que tu racontes, un enfant. On aime les morceaux qui racontent des choses tant dans les paroles que la mélodie. On se le disait justement à Calvi en écoutait un album de Lucio Battisti qui est incroyable : « C’est une véritable histoire cet album ». C’est là dedans que nous voulons nous inscrire.

Mustang sur Facebook

Mustang sur Soundcloud

Mustang, September Mix

La vidéo de l’interview de Mustang est visible ci-dessous. Propos recueillis par Triangle Magazine pour SAME TV.

Cet article à été écrit le Mercredi, octobre 6th, 2010 à 11:26 dans la catégorie Featured. Suivez le contenu de cet article avec le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback à partir de votre propre site.

Be First to Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.